• Louis PANIER (1945-2013) a été membre de l’équipe fondatrice du Centre d'Analyse du Discours Religieux (CADIR), qu'il a également dirigé. Il a enseigné à la faculté de théologie de Lyon et à l’Université Lumière, Lyon 2, où il était directeur de recherches au département des sciences du langage.


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Revue Sémiotique et Bible de l'UCLy

Les figures en devenir : à partir des figures dans l’exégèse biblique ancienne

Louis PANIER présente ici en quoi et comment la théorie sémiotique des figures rejoint la lecture biblique pratiquée par les Pères de l'Eglise et comment elle peut éclairer celle-ci. La Bible en effet oblige à se poser des questions d'interprétation qu'une autre littérature ne fait pas toujours aussi nettement apparaître. La clôture du corpus biblique et son articulation en deux Testaments instaurent une position de lecture de l'Ancien telle que ce Premier Testament se trouve constitué comme parcours de figures à lire et à interpréter. L'intimation à une pareille lecture procède d'un événement : le Christ, qui pourtant n'est pas le signifié des figures de l'Ancien mais ne peut être dit lui-même que par les figures, celles-ci advenant dès lors qu'au long d'un parcours elles sont reprises identiques et différentes. Tout ceci engage une méthodologie de la lecture et une théorie des figures que L. Panier élabore en relisant des œuvres d'Origène et d'Augustin.Cet article fit l'objet d'une intervention au Colloque "Linguistique et Sémiotique III" tenu à Limoges les 2-3-4 décembre 1993. Il a été déjà publié dans : Jacques Fontanille (dir.), Devenir, Pulim, Limoges, 1995, p. l47-157.
Deux enfants lisant

Approche sémiotique de la bible, de la description structurale des textes à l’acte de lecture

Dans cette contribution importante, Louis Panier reprend l’histoire des développements de la sémiotique tels qu’élaborés au CADIR jusqu’en l’an 2000. Il montre qu’à l’épreuve de la lecture des textes bibliques, l’analyse structurale et la sémiotique narrative de Greimas ont été enrichies par une focalisation sur les figures et sur l’énonciation. Or celles-ci ouvrent, non plus à la « construction calme d’un monde du texte », mais à « l’expérience de lecture du lecteur », lorsque « la parole en souffrance dans la lettre du texte, prend chair et corps dans un sujet qui lit ». Ce texte correspond à une intervention faite en 2000, à un colloque à Dijon.