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Liste des articles de la catégorie "Se former"

Entre engagement et désengagement : un sujet en souffrance – Une lecture de Jonas
1 juillet 2018
Dans cet article, Jean-Claude GIROUD analyse le désengagement et l’engagement de Jonas dans le petit livre biblique du même nom. Au travers d'une analyse principalement narrative, complétée par quelques excursions du côté des figures, l’auteur observe la façon dont Jonas est conduit à « expérimenter dans son propre corps […] les enjeux de sa mission », ce qui l’invite à partager la « passion » de celui qui l’appelle. Au cours de ce processus, sont déconstruites à la fois ses représentations de Dieu et les représentations qu’il a de lui-même en tant que prophète.
Cet article provient d'une intervention faite par son auteur en 2018 au séminaire de sémiotique de Lyon 2 (Confluences sémiotiques).

Inspiration et Lecture – Une lecture de la parabole des talents
3 novembre 2012
Cet article provient d’un enseignement donné par Jean-Pierre DUPLANTIER au Cadir-Aquitaine en 2012-13, enseignement qui comporte trois parties. Dans cette première partie et ce premier article, l’auteur articule la lecture sémiotique des textes bibliques avec le feu brûlant de la parole, son souffle et son inspiration. Travaillant sur le texte de la parabole des talents (Mt 25), il montre comment la figure des talents se vide de sa signification en particulier financière, pour introduire les lecteurs à « une autre rationalité » qui échappe à son tour à toute définition.

Psaume 91 (90) – Une cantate à trois voix
1 juin 2011
Cette lecture du Psaume 90 (91) révèle la façon dont les voix de trois parlants se découvrent l’une après l’autre et s’articulent. C’est la polyphonie de ces trois voix qui, loin d’entrainer le lecteur du côté d’un « savoir argumenté », l’ouvre plutôt à « l’inédit », du côté figural des figures. Là où la parole vient « détacher peu à peu des réalités observables pour s’orienter vers ce qui est à dire autrement et qui n’aura jamais fini d’être dit » : ainsi elle « déloge d’une immortalité imaginaire » pour « donner de vivre un parmi d’autres ».
Cet article est paru en juin 2011 dans le numéro 142 de Sémiotique et Bible.

Genèse 6-9 – La mise en discours du déluge
24 mai 2004
Dans cet article, Jean-Yves THERIAULT mène une analyse narrative mais aussi et surtout figurative du récit biblique. Au-delà des multiples figures d’acteurs (les humains et Noé, Noé et les animaux, Noé sa femme et ses fils, l’arche, etc.) ou de temps, se dessinent des figures plus fondamentales de « ce qui est avec Noé », et qui par là même porte le « souffle divin ». S’articule alors une double alliance entre les humains d’une part et avec le divin d’autre part.
Cet article est paru sous une forme légèrement modifié dans l'ouvrage Le déluge et ses récits : points de vue sémiotique, publié par le Groupe de recherche ASTER, Les Presses de l'Université Laval, 2005.

Des figures au corps
1 décembre 2000
Dans cet article paru dans le n°100 de Sémiotique et Bible, François MARTIN (CADIR-Lyon) élabore une réflexion sémiotique à partir d'une théorie biblique de la signification : la signification est le parcours qui conduit de la figure à son accomplissement. Ce faisant il aborde principalement les deux questions suivantes : quel est le rapport de la signification et de la perception ? Quel est le référent du discours ? Se refusant à originer la signification dans la perception, il considère que l'une et l’autre sont originairement soumises à l'ordre de la signifiance. Dans la ligne d'une sémiotique du discours et de l'énonciation, différente de celle de la linguistique, il suggère en conséquence que le hors-discours visé par la signification et posé comme référent du discours serait le corps ou plus exactement le sujet de l'énonciation comme corps.
Cet article, qui fit l'objet d'une intervention au Colloque "Linguistique et Sémiotique III" tenu à Limoges les 2-3-4 décembre 1993, a été déjà publié dans : Jacques Fontanille (dir.), Le Devenir, Limoges, PULIM, 1995, p. 137-146.

Les figures en devenir : à partir des figures dans l’exégèse biblique ancienne
1 décembre 2000
Louis PANIER présente ici en quoi et comment la théorie sémiotique des figures rejoint la lecture biblique pratiquée par les Pères de l'Eglise et comment elle peut éclairer celle-ci. La Bible en effet oblige à se poser des questions d'interprétation qu'une autre littérature ne fait pas toujours aussi nettement apparaître. La clôture du corpus biblique et son articulation en deux Testaments instaurent une position de lecture de l'Ancien telle que ce Premier Testament se trouve constitué comme parcours de figures à lire et à interpréter. L'intimation à une pareille lecture procède d'un événement : le Christ, qui pourtant n'est pas le signifié des figures de l'Ancien mais ne peut être dit lui-même que par les figures, celles-ci advenant dès lors qu'au long d'un parcours elles sont reprises identiques et différentes. Tout ceci engage une méthodologie de la lecture et une théorie des figures que L. Panier élabore en relisant des œuvres d'Origène et d'Augustin.
Cet article fit l'objet d'une intervention au Colloque "Linguistique et Sémiotique III" tenu à Limoges les 2-3-4 décembre 1993. Il a été déjà publié dans : Jacques Fontanille (dir.), Devenir, Pulim, Limoges, 1995, p. l47-157.

Approche sémiotique de la bible, de la description structurale des textes à l’acte de lecture
1 mars 2000
Dans cette contribution importante, Louis Panier reprend l’histoire des développements de la sémiotique tels qu’élaborés au CADIR jusqu’en l’an 2000. Il montre qu’à l’épreuve de la lecture des textes bibliques, l’analyse structurale et la sémiotique narrative de Greimas ont été enrichies par une focalisation sur les figures et sur l’énonciation. Or celles-ci ouvrent, non plus à la « construction calme d’un monde du texte », mais à « l’expérience de lecture du lecteur », lorsque « la parole en souffrance dans la lettre du texte, prend chair et corps dans un sujet qui lit ».
Ce texte correspond à une intervention faite en 2000, à un colloque à Dijon.