Liste des articles de la catégorie "Figuratif"

Quand les figures se sont révélées à moi !
4 octobre 2026
Une façon d’analyser sémiotiquement les textes consiste à en repérer les « figures », leurs mises en discours, leurs articulations les unes aux autres, leurs évolutions. Mais qu’est-ce qu’une figure ? Et comment les repérer ? Dans un récit très vivant, Etienne BEQUAIN, nous relate comment il a progressivement découvert ce qui se cache derrière ce terme et ce qu’il en a compris. Puis, parcourant l’Évangile selon Matthieu, il illustre son propos en travaillant la figure des disciples et ses variations.

Au service de la lecture biblique : la sémiotique
9 mars 2026
Cet article brosse un panorama assez large de ce qu’est la sémiotique telle qu’elle est pratiquée, entre autres, dans les groupes de lecture au sein des associations Bible & Lecture. Démystifiant le terme, il en explicite les fondements et en expose les principaux outils pour l’analyse des textes. Par là même, il montre que la sémiotique ne peut conduire les lecteurs que jusqu’à un certain point, celui où ils se risquent dans une Parole qui les transforme.

Pour une théorie du signifiant : l’Apocalypse de Jean
1 mai 2010
Cet article constitue la postface de l’ouvrage de Jean DELORME et Isabelle DONEGANI, L’Apocalypse de Jean – Révélation pour le temps de la violence et du désir, Tome 2, Paris, Éditions du Cerf, 2010.
Jean Calloud y montre comment les figures du texte ne sont pas tant là pour produire du sens, mais plutôt pour être parcourues comme des chaines de signifiants, dont l’effet et la finalité est le corps à venir. Le texte oppose ainsi une sémiotique du signifié qui conduirait au sens à une sémiotique du signifiant, qui vient justement sans arrêt perturber le sens pour qu’advienne ce corps.

Le texte à lire
22 septembre 1993
Parmi les nombreux articles traitant de la sémiotique à l’épreuve des textes bibliques, celui-ci occupe une place à part en ce qu’il est très certainement, et non sans raison, l’un des plus cités. En effet, l’auteur prend ici quelques distances avec la sémiotique narrative de Greimas et de l’École de Paris qui est centrée sur l’objet. Il montre toute l’importance des figures, en ce qu’elles voilent plus qu’elles ne dévoilent et, s’enchainant les unes-aux-autres, en appellent au sujet désirant. Les figures « instaurent une rupture irréversible avec ce que nous appelons le sens ». Elles ont un effet de « révélation, à comprendre comme levée des résistances que nous opposons à la vérité plutôt que comme retrait du voile nécessaire ».
Par la suite, Jean Calloud, mais aussi François Martin et les autres chercheurs du CADIR, continueront à creuser ce sillon.