Revue Sémiotique et Bible de l'UCLy

Luc 19, 1-10 – Quand le salut advient pour une maison

28 décembre 2011

Anne-Marie CHAPLEAU propose ici une lecture du récit de Zachée en Luc 19, 1-10. Elle y met en œuvre les éléments théoriques et méthodologiques de la sémiotique énonciative proposée dans la thèse d’Anne Pénicaud. Dans un article précédent (publié dans S&B n° 143 mais pas encore sur ce site), l’analyse avait débuté par un découpage rigoureux du texte sur des critères énonciatifs et par une analyse figurative. Elle se poursuit ici avec une analyse narrative et une analyse énonciative.
L’analyse narrative découvre comment « chercher et sauver le perdu » constitue la visée constante de la venue du Fils de l’homme (« venu pour »). Sa venue est pour un autre, le « perdu » qui en sera éventuellement transformé dans la mesure où, comme Zachée, il y consentira.
L’analyse énonciative met en lumière, au sein d’une structure du salut maintes fois reconfigurée, le rôle primordial de la parole qui révèle les positions de chacun. Placée dans la bouche de Jésus, elle montre le caractère relatif de ces positions, discrimine entre celles qui sont ajustées ou pas et suggère pour ces dernières le chemin de leur évolution. Entendue, elle devient l’opérateur de leur transformation.

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Perspectives nouvelles sur la lecture

1 juin 2011

Cet article est en fait l’Introduction de la thèse en théologie d’Anne Pénicaud Advenant soumis dans l’entendre. La sémiotique énonciative à l’école de l’Épître aux Philippiens 1,1 – 2,11.
Anne Pénicaud retrace ici l’évolution de la recherche sémiotique dans laquelle s’est engagé le CADIR et son évolution vers une « sémiotique énonciative ». Celle-ci ouvre une possibilité nouvelle de dialogue dans le champ de l’exégèse. Recevoir le sens d’un texte en rapport avec sa situation de lecture, et non plus d’écriture, situe la forme même du texte comme un référent tangible, sur la base duquel peut être examinée la question du sens. Cette forme est énonciative : c’est en tant qu’il constitue la mise en forme d’une énonciation qu’un texte peut être pris pour le référent de la lecture.
Cette introduction a par ailleurs été publiée dans les numéros 143 et 144 de la revue Sémiotique et Bible, respectivement de septembre et décembre 2011.

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Psaume 91 (90) – Une cantate à trois voix

1 juin 2011

Cette lecture du Psaume 90 (91) révèle la façon dont les voix de trois parlants se découvrent l’une après l’autre et s’articulent. C’est la polyphonie de ces trois voix qui, loin d’entrainer le lecteur du côté d’un « savoir argumenté », l’ouvre plutôt à « l’inédit », du côté figural des figures. Là où la parole vient « détacher peu à peu des réalités observables pour s’orienter vers ce qui est à dire autrement et qui n’aura jamais fini d’être dit » : ainsi elle « déloge d’une immortalité imaginaire » pour « donner de vivre un parmi d’autres ».
Cet article est paru en juin 2011 dans le numéro 142 de Sémiotique et Bible.