• Anne-Marie Chapleau

    Anne-Marie Chapleau, née en 1957, est bibliste et formatrice. Actuellement à la retraite, elle a été professeure et directrice des études à l'Institut de formation théologique et pastorale (IFTP) du diocèse de Chicoutimi (Québec) et professeure associée à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval (Québec). Elle anime également un groupe de lecture biblique.


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Photo de vignes

« Que vous en semble ? » – Une lecture énonciative de Mt 21,23-32

En Mt 21,23-32, Jésus, aux prises avec les grands-prêtres et les anciens sur l'origine de ce qu'il fait, engage un dialogue qui comprend en particulier une courte parabole, celle d'un homme et de ses deux enfants. Anne-Marie CHAPLEAU relit ici pour nous cette péricope en s'appuyant sur un découpage et une analyse énonciatifs du texte. Elle montre ainsi que l'enjeu est bien de mettre au jour l'énonciation des différents acteurs (d'où ils parlent) et de les inviter, à partir de là, à une transformation. Dans une forme de mise en abîme, la parabole interroge la posture des grands-prêtres ainsi que celle des lecteurs et lectrices que nous sommes.
Revue Sémiotique et Bible de l'UCLy

Luc 19, 1-10 – Quand le salut advient pour une maison

Anne-Marie CHAPLEAU propose ici une lecture du récit de Zachée en Luc 19, 1-10. Elle y met en œuvre les éléments théoriques et méthodologiques de la sémiotique énonciative proposée dans la thèse d’Anne Pénicaud. Dans un article précédent (publié dans S&B n° 143 mais pas encore sur ce site), l’analyse avait débuté par un découpage rigoureux du texte sur des critères énonciatifs et par une analyse figurative. Elle se poursuit ici avec une analyse narrative et une analyse énonciative. L’analyse narrative découvre comment « chercher et sauver le perdu » constitue la visée constante de la venue du Fils de l’homme (« venu pour »). Sa venue est pour un autre, le « perdu » qui en sera éventuellement transformé dans la mesure où, comme Zachée, il y consentira. L’analyse énonciative met en lumière, au sein d’une structure du salut maintes fois reconfigurée, le rôle primordial de la parole qui révèle les positions de chacun. Placée dans la bouche de Jésus, elle montre le caractère relatif de ces positions, discrimine entre celles qui sont ajustées ou pas et suggère pour ces dernières le chemin de leur évolution. Entendue, elle devient l’opérateur de leur transformation.