Publié le 4 octobre 2026

En Mt 21,23-32, Jésus, aux prises avec les grands-prêtres et les anciens sur l'origine de ce qu'il fait, engage un dialogue qui comprend en particulier une courte parabole, celle d'un homme et de ses deux enfants. Anne-Marie CHAPLEAU relit ici pour nous cette péricope en s'appuyant sur un découpage et une analyse énonciatifs du texte. Elle montre ainsi que l'enjeu est bien de mettre au jour l'énonciation des différents acteurs (d'où ils parlent) et de les inviter, à partir de là, à une transformation. Dans une forme de mise en abîme, la parabole interroge la posture des grands-prêtres ainsi que celle des lecteurs et lectrices que nous sommes.

L'auteur

  • Anne-Marie Chapleau

    Anne-Marie Chapleau, née en 1957, est bibliste et formatrice. Actuellement à la retraite, elle a été professeure et directrice des études à l'Institut de formation théologique et pastorale (IFTP) du diocèse de Chicoutimi (Québec) et professeure associée à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval (Québec). Elle anime également un groupe de lecture biblique.

Je me suis replongée récemment dans la petite parabole des deux enfants invités par leur père à travailler à sa vigne (Mt 21,28b-30). Comme j’en avais déjà appris par cœur le texte au cours d’une session de récitatif biblique[1], j’avais été invitée à la transmettre à mon tour. Impossible, cependant, de la lire sérieusement sans considérer la structure énonciative dans laquelle elle s’insère. Je propose donc dans cet article de lire un ensemble plus vaste, soit Mt 21,23-32[2]. Je recours librement, dans cette lecture sans prétention, aux modèles de la sémiotique énonciative tels que formalisés par Anne Pénicaud[3].

Mt 21,23-32 (traduction littérale)

23

Et étant venu lui dans le Temple les grands-prêtres et les anciens du peuple s’approchèrent de lui enseignant disant : « Dans quelle autorité fais-tu ces [choses] ? Et qui t’a donné l’autorité, celle-ci ? » 

24

Et répondant, Jésus leur dit : « Je vous interrogerai moi aussi, une seule parole ; laquelle, si vous me [la] dites, moi aussi je vous dirai dans quelle autorité je fais ces [choses] :

25

Le baptême de Jean, d’où était-il ? du ciel ou d’humains ? » Et eux réfléchissaient en eux-mêmes disant : « Si nous disons : “Du ciel”, il nous dira : “Par [dia] quoi alors n’avez-vous pas cru en lui ?”

26

Si nous disons : “D’humains”, nous craignons la foule, car tous tiennent Jean comme prophète. »

27

Et répondant à Jésus ils dirent : « Nous ne savons pas ! » Il leur déclara aussi, lui : « Moi, je ne vous dis pas non plus dans quelle autorité je fais ces [choses]. »

28

« Et que vous en semble ? Un humain avait deux enfants et s’étant approché du premier il dit : "enfant va, aujourd’hui, travaille dans la vigne."

29

Or lui répondant dit : "Je ne veux pas." Et plus tard, repenti[4], il [y] alla.

30

S’étant approché de l’autre, il dit de même. Or lui répondant dit : "Moi, seigneur" et n’[y] alla pas.

31a

Lequel des deux a fait la volonté du père ? »

31b

Ils disent : « Le premier. » Jésus leur dit :

31c

« Amen, amen, je vous dis que

31d

les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu

32

car Jean est venu vers vous dans un chemin de justice, et vous n’avez pas cru en lui, et les publicains et les prostituées ont cru ; et vous, ayant vu, vous ne vous êtes pas repentis[5] plus tard pour croire en lui. »

Découpage énonciatif du texte

La « voix du texte », l’instance virtuelle qui produit le texte[6], laisse dans celui-ci diverses traces énonciatives — figures du dire et de l’entendre, marqueurs d’énonciation et autres indices — qui permettent de le découper en scènes énonciatives qui s’emboîtent les unes dans les autres pour former une structure à plusieurs niveaux appelée « vitrail ». Le terme « focale » désigne chacun des niveaux du vitrail. Le schéma ci-dessous montre les premiers niveaux du vitrail (focales 1 à 3).

Structure du texte Mt 21,23-32 pour article Anne-Marie Chapleau

Comme on peut le voir, la première focale, F1, correspond à toute la péricope étudiée et on y distingue deux parties, A et B. La partie B est ensuite découpée en deux autres parties, B1 et B2, puis B2 est elle aussi redécoupée. On notera qu’on pourrait poursuivre avec un découpage beaucoup plus fin de certaines parties et présenter les focales de niveaux 4 et suivants. Mais, pour ne pas trop compliquer les choses, nous en resterons à ce découpage simplifié.

Nous allons maintenant passer à la lecture du texte de Mt 21,23-32 en nous laissant guider par le vitrail ci-dessus.

A. Les questions des grands-prêtres et des anciens du peuple (21,23)

Jésus enseigne dans le Temple de Jérusalem lorsque s’approchent de lui des grands-prêtres et des anciens du peuple (GP et AP). Aussitôt ils l’interrogent (Mt 21,23) : « Dans quelle autorité fais-tu ces [choses] ? Et qui t’a donné l’autorité, celle-ci[7] ? » Loin d’être anodines, ces questions soulèvent l’enjeu de la légitimité des actions de Jésus. Ils reconnaissent d’emblée que celui-ci jouit bien d’une autorité. Mais ils veulent des précisions sur l’espace d’autorité dans lequel il agit (première question) et savoir qui lui a délégué l’autorité qu’il exerce. Le substantif « autorité », en grec exousía (ἐξουσία) — littéralement « à partir de l’être » — évoque une délégation par une puissance supérieure. Ces questions, si elles exprimaient un questionnement sincère et ouvert sur l’identité et la mission de Jésus, pourraient conduire à un cheminement, voire à une profession de foi. Mais poser une question peut servir plusieurs fins : la recherche de la vérité, l’approfondissement d’une connaissance, la satisfaction de la curiosité, ou encore… l’amorce d’un piège. Jésus se méfie, car il sait déjà à quoi s’en tenir à leur sujet : « Dès lors, Jésus se mit à montrer à ses disciples qu’il devait en aller à Jérusalem, et souffrir beaucoup de la part des anciens, et grands-prêtres et des scribes, et être tué, et le troisième jour se relever » (Mt 16,21). Méfiance tout à fait justifiée, comme le donnera à voir la lecture de la suite du texte !

B. La longue réponse de Jésus (21,24-32)

B1. La vérification de la posture des GP et AP (21,24-27)

Jésus ne se laisse pas entraîner sur le chemin sinueux d’une parole déviée. Il ne fournit pas les précisions demandées au sujet de son autorité. Il doit d’abord éclaircir le lieu d’où parlent les GP et AP, en d’autres termes déchiffrer leur énonciation. Il leur donnera des précisions sur son autorité si, et seulement si, ils répondent adéquatement à sa propre question (21,25) : « Le baptême de Jean, d’où était-il ? Du ciel ou des humains ? » Cette question calque quelque peu les leurs puisqu’elle porte sur la source ou l’origine du pouvoir qu’exerce Jean, en l’occurrence celui de baptiser. Jésus leur offre même un choix de réponses, ce qu’eux n’avaient pas fait. C’est simple : ils ont à trancher entre deux possibilités : « du ciel ou des humains ». Leur reconnaissance de la source céleste du pouvoir de Jean, pouvoir limité à la plongée des gens dans la conversion, donnerait à Jésus l’assurance qu’ils sauront accueillir sa réponse sur l’enjeu plus essentiel et crucial de son autorité. Que répondront-ils ?

Au lieu de sonder leur cœur pour y discerner la vérité de leur positionnement face au baptême de Jean, ils se livrent à un curieux soliloque. D’habitude — faut-il le préciser ? — le monologue intérieur se pratique en solo, puisque nul n’autre que soi-même n’a accès au lieu secret où il se déroule[8]. Mais les GP et AP forment ici bloc et agissent comme un acteur collectif. Ils deviennent en quelque sorte les représentants d’une certaine posture, d’où l’intérêt à vouloir préciser en quoi elle consiste[9]. Ils soupèsent les conséquences des deux choix. Aucun ne leur semblant avantageux, ils servent finalement à Jésus un « nous ne savons pas » (21,27a) qui ne vaut guère mieux qu’un refus de répondre. Par conséquent, Jésus ne leur dévoile pas non plus d’où il tient son autorité (21,27b) ; ils ne sont tout simplement pas dans une disposition leur permettant d’accueillir une parole qui dit le vrai. Cependant, malgré leur mauvaise foi évidente, Jésus ne se détourne pas d’eux. Il adopte plutôt une nouvelle stratégie énonciative, celle d’une parole décalée offerte à leur réflexion.

B2. L’exposition de la posture des GP et AP (21,28-32)

B2a. Une parabole (21,28-30a)

Jésus encadre sa parabole (21,28b-30) par deux questions destinées à solliciter le discernement des GP et AP. La première le fait d’une manière plus générale : « Que vous en semble ? » (21,28a). La seconde renvoie directement à leur interprétation de l’histoire entendue (21,31b). Nous y reviendrons plus loin.

Jésus raconte l’histoire d’un père qui lance exactement la même invitation à ses deux enfants : aller travailler aujourd’hui dans la vigne (21,28b.30a). La figure de la vigne, courante dans le Premier Testament pour désigner le peuple et souvent reprise par Jésus dans ses paraboles, évoque spontanément les fruits qui en sont attendus. La question de la fécondité ou de la fructification s’invite donc dans la parabole de Jésus et dans son dialogue avec ses interlocuteurs. Les deux enfants de la parabole réagissent chacun à leur manière à l’invitation de leur père. Le tableau ci-dessous[10] permet d’observer plus facilement les ressemblances et les différences dans leur positionnement.

Parallèle entre Mt 21,28b-29 et v. 30 pour article Anne-Marie Chapleau

La réponse du premier enfant est claire « Je ne veux pas ». Il parle en « je », sait ce qu’il veut ou ne veut[11] pas et n’hésite pas à le dire. La réponse de l’autre s’avère plus ambiguë. On l’interprète souvent comme un « oui », mais en est-ce bien un ? Son « Moi, seigneur » a quelque ressemblance avec la réponse de certains prophètes à leur appel vocationnel. Isaïe, par exemple, se propose rapidement quand le Seigneur demande « Qui, enverrais-je » ? « Me voici, Seigneur, envoie-moi », dit-il (Is 6,8). Mais dire « moi » peut aussi indiquer une centration sur soi-même. Autre point à remarquer : il dit « seigneur » et non pas « père ». Pour lui, son père est un patron, un maître qui donne des ordres. Le père avait pourtant dit : « enfant ». Sa relation avec lui apparaît quelque peu désajustée[12].

La réponse verbale contrastée des deux enfants ne suffit pas à décrire leur posture. Il importe de considérer également leur réponse somatique (leur agir) et son évolution. Quelle que soit la manière dont il faut entendre l’énoncé du second enfant, sa passivité manifeste la vérité de sa posture : « et n’y alla pas ». Et ça se termine là. Il refuse l’invitation de son père. La parole de celui-ci semble bien avoir été entendue par les oreilles puisqu’elle a provoqué l’articulation de quelques mots. Mais elle n’est pas allée plus loin, n’est pas descendue jusqu’au lieu du « changement d’esprit », de la metánoia (μετάνοια).

Le premier enfant, cependant, a vécu un cheminement inscrit dans la durée, ce qu’indique bien le recours à la figure de temps « plus tard ». La parole entendue a fini par produire un effet qui a provoqué une mise en mouvement de l’enfant : « il y alla » (21,29). La semence de la parole a porté du fruit, non sans être restée endormie quelque temps dans la terre (voir Mt 13,23[13]). L’emploi du verbe metamelētheís (μεταμεληθεὶς[14]), un participe aoriste à la voix passive, éclaire sur la nature de son cheminement. Il n’a pas été l’acteur premier d’un travail de conversion qu’il aurait accompli par lui-même. Plutôt, il a accepté de se laisser travailler de l’intérieur par la demande de son père. Il est passé de l’expression de sa propre volonté — « je ne veux pas » — à l’accomplissement de la volonté de son père. La posture dynamique du premier enfant tranche avec celle de son frère qui demeure statique.

Sitôt son histoire terminée, Jésus la fait suivre d’une question : « Lequel des deux a fait la volonté du père ? » (21,31a). Il nomme ainsi directement l’enjeu que la lecture de la parabole a fait apparaître : s’ajuster ou pas à la volonté du père. Les grands-prêtres et les anciens du peuple se retrouvent à nouveau, comme au début de leur conversation avec Jésus (21,25), placés devant une alternative. Cette fois-ci, ils répondent spontanément, sans se livrer à aucun calcul : « le premier » (21,31b). C’est évidemment la bonne réponse !

B2b. La lecture et la révélation de la posture des GP et AP (21,31c-32)

Dire et entendre du verset Mt 21,31 pour article Anne-Marie Chapleau

La parabole ayant parfaitement fonctionné comme récit décalé qui parlait d’eux sans avoir l’air d’y toucher, Jésus peut, à partir de l’éclairage fourni par celle-ci, leur proposer une relecture de leur positionnement. En rendant tout d’abord explicite sa propre posture énonciative — une parole énoncée en vérité et qui dit le vrai — « Amen, amen, je vous dis que » (21,31c) — il leur signale le caractère essentiel et la portée révélatrice de cette relecture. À partir de la figure de Jean, qu’il avait déjà convoquée dans sa question de vérification du verset 25, et aussi du tissage énonciatif et figuratif de la parabole, il éclaire l’espace existentiel où ils restent campés. « Les publicains et les prostituées vous précédent dans le royaume de Dieu » (21,31d), leur dit-il. Eux, malgré leur réputation d’être de fidèles observateurs de la Loi, accusent un retard certain dans leur cheminement vers le Royaume. Les petites gens considérés comme des pécheurs les y précèdent.

À l’instar du premier enfant de la parabole, les publicains et les prostituées sont entrés dans un processus de conversion provoqué par la parole de Jean, qu’ils ont accueillie. À vrai dire, il n’est signalé nulle part dans Mt 21 que Jean ait parlé[15] ; Jésus mentionne plutôt le chemin de justice par lequel il est venu vers les GP et AP. La figure spatiale du chemin renforce le constat déjà fait sur la différence d’attitude entre les deux enfants de la parabole. Le premier bouge, s’engage sur un chemin de conversion puis d’action, tandis que le second demeure figé. De même, Jean assume une posture dynamique : il se déplace vers les destinataires de sa mission. Loin d’être une initiative personnelle, celle-ci apparaît comme un consentement et une conformation à la volonté divine. Il avance en effet dans un chemin de justice qui ne peut avoir été tracé que par Dieu, le Juste par excellence. Les GP et AP ont croisé Jean, ils l’ont « vu » tout autant que les publicains et les prostituées, mais ils n’en ont pas été ébranlés : « vous ne vous êtes pas repentis plus tard », leur dit Jésus (21,32d). Ici encore le verbe metemelḗthēte (μετεμελήθητε[16]) est à la voix passive. Leur posture correspond parfaitement à celle du second enfant de la parabole qui est demeuré imperméable à la volonté de son père et n’a œuvré à la production d’aucun fruit.

Conclusion : « Que vous en semble ? »

Au terme de cette lecture, il apparaît avec encore plus de clarté que Jésus avait raison de se méfier de l’énonciation des GP et AP, de vouloir vérifier leur posture, puis de refuser d’indiquer l’origine de son autorité. Leurs oreilles rebelles se seraient montrées absolument incapables d’entendre vraiment sa réponse. Ils avaient braqué les projecteurs vers lui, espérant sans doute instrumentaliser sa réponse pour le faire trébucher[17]. Il retourne carrément les projecteurs vers eux, pour lire et manifester leur posture. Il ne se livre aucunement ici à une joute verbale dont l’issue aurait été d’affirmer sa supériorité sur eux. Il leur fait plutôt le don d’une parole qui pourrait les déplacer.

La péricope de Mt 21,23-32, cependant, n’est pas destinée aux GP et AP, mais à des lectrices et des lecteurs, donc à nous aussi qui lisons ce texte. Peut-être aurions-nous souhaité que Jésus réponde directement à la question de la source de son autorité ? La voix du texte nous a plutôt proposé un enchaînement particulier de scènes énonciatives à lire, comme si elle nous lançait à nous aussi la même invitation que Jésus aux GP et AP : « Que vous en semble ? ». Invitation à entendre, à discerner, à laisser entrer le texte en résonance avec notre propre vie pour éclairer les postures qui l’orientent. Invitation aussi, sans doute, à reconnaître l’autorité de Jésus dans la justesse parfaite de sa parole apte à dévoiler ce qui se trame et se joue dans le secret des cœurs humains. Invitation encore, pour une oreille de plus en plus ajustée à l’énonciation du long texte qu’est l’évangile selon Matthieu, à reconnaître l’origine céleste de son autorité. Oui, que nous en semble ?


[1]    Pour découvrir le récitatif biblique tel que pratiqué par l’Association canadienne du récitatif biblique (ACRB) : https://recitatifbiblique.ca/.

[2]    Un premier regard sur la structure énonciative du chapitre 21 suggère qu’il faudrait peut-être poursuivre la lecture jusqu’à la fin du chapitre (21,46). Cela permettrait d’inclure la réaction des grands-prêtres et des pharisiens à la longue réponse que Jésus sert aux questions qui lui ont été soumises, au v. 23, par les grands-prêtres et les anciens du peuple. Mais cela aurait passablement allongé cet exercice de lecture. Notons qu’en cours de route, les anciens du peuple (v. 23) ont été remplacés par des pharisiens (v. 45). Comme les contours de la catégorie des anciens étaient plutôt flous, on peut supposer que des pharisiens pouvaient en faire partie. Cependant, d’un point de vue sémiotique, il resterait à explorer ce que signifie le passage d’une figure à l’autre.

[3]    Sans toutefois les pointer explicitement. Voir Anne PÉNICAUD, La lecture, chemin d’alliance. Des Philippiens d’hier à ceux d’aujourd’hui, Paris, Cerf (coll. Lectio divina272), 2018, surtout le chapitre 1, p. 19-94 ; Anne PÉNICAUD, « Envoyé pour être reçu : l’avènement de l’heureuse-annonce. Une lecture énonciative de Lc 4,16-30 », Sémiotique et Bible 186, mars 2023, p. 5-18 ; Anne PÉNICAUD, « Quand les textes bibliques parlent d’eux-mêmes. Pour une lecture à l’oreille ouverte », Sémiotique et Bible 190, mai 2025, p. 41-58.

[4]    Verbe metamelomai, NSM ao part pass. Se repentir, éprouver du regret, changer d’esprit ou de mentalité.

[5]    Même verbe. 2PP, ind pass

[6]    En sémiotique, nous ne parlons ni d’auteur ni de narrateur.

[7]    Traduction littérale à partir de l’Interlinéaire grec-français de la Société biblique française, Paris, Cerf, 2010.

[8]    Cela vaut pour tous les acteurs humains sauf Jésus qui, à plusieurs reprises, se montre capable de lire les pensées. Voir par exemple Mt 9,3-4 ; 12,25.

[9]    Ce que l’acteur Jésus permettra de dévoiler.

[10]   Dans le tableau, les figures du dire sont soulignées, tandis que l’entendre est indiqué par une flèche pointant vers le bas.

[11]   Ce qui ne l’empêchera pas d’évoluer dans sa position.

[12]   Il y a ici quelque chose de semblable à l’attitude du fils aîné de la parabole du père miséricordieux de Luc (Lc 15,11-32). Il ne dit jamais « père », contrairement à son cadet qui le mentionne plusieurs fois.

[13]   La parabole du semeur.

[14]   Verbe μεταμέλομαι : se repentir, éprouver du regret, changer d’esprit ou de mentalité.

[15]   Mais le lecteur peut aisément se l’imaginer s’il a lu Mt 3,1-12, une péricope où Jean appelait expressément et verbalement ses auditeurs à fructifier : « Produisez donc un fruit digne de la conversion » (3,8).

[16]   Verbe μεταμέλομαι.

[17]   Le texte n’explicite pas le dessein qui motive leurs questions sur son autorité ; mais comment une intention bienveillante pourrait-elle jaillir d’une parole gauchie ?