Liste des articles de la catégorie "Recherche"

Une destinée qui à la fois se scelle et s’ouvre – Une lecture de Mt 24-25
9 mars 2026
Cet article d’Olivier Robin est un article de recherche appliquée. Observant la façon dont l’énonciation de Mt 24-25 est articulée avec l’ensemble de l’évangile selon Matthieu, l’auteur y repère des structures humaines profondes, là où la Parole fait sortir de la logique infernale de la fatalité. Cette lecture de Mt 24-25 lui permet alors de lire l’expérience que font les adolescents qu’il accompagne lors de séjours d’éducation citoyenne en Belgique. La lecture biblique éclaire ainsi de façon radicale ce qui se vit dans un lieu éducatif et laïc : l’effet de la Parole dans l’humanité.

Mes paroles ne passeront pas – Tome 1 : le Temple de l’Inattendu
9 mars 2026
Ce texte d’Olivier Robin constitue le premier tome d’une série d’ouvrages en cours de rédaction, qui ont pour objet la lecture des chapitres 24 et 25 de l’évangile selon Matthieu. Dans cette lecture, qui s’appuie sur la sémiotique énonciative, l’auteur établit d’importantes passerelles entre le texte biblique d’une part et l’anthropologie ou la théologie d’autre part. “La lecture de textes comme Mt 24-25 permet de dégager des structures humaines profondes qui parlent fort dans l'existence concrète”. Ces passerelles se prolongent en une relecture de son expérience en tant qu’éducateur auprès d’adolescents.

La lecture, chemin d’alliance – Des Philippiens d’hier à ceux d’aujourd’hui
26 avril 2020
En 2018 paraissait sous la forme d’un ouvrage édité aux Éditions du Cerf, Paris, collection Lectio Divina, une réécriture de la thèse de doctorat en théologie qu’Anne Pénicaud a soutenue en 2011.
Nous publions ici une recension de cet ouvrage, écrite par Jean-Claude Crivelli.
La quatrième de couverture de l’ouvrage indique par ailleurs : « Considérables gisements de paroles, [les textes bibliques] n’ont jamais cessé d’engendrer leurs lecteurs. Il y a donc lieu de se mettre à l’écoute, et d’inventer de nouveaux chemins comme celui que trace ici Anne Pénicaud. Cet approfondissement d’un passage de l’Épître aux Philippiens, situé au carrefour entre analyse biblique, recherche universitaire et pratique ecclésiale, permet de goûter la saveur d’une lecture qui s’emploie à réactualiser la parole du texte. »

Perspectives nouvelles sur la lecture
1 juin 2011
Cet article est en fait l’Introduction de la thèse en théologie d’Anne Pénicaud Advenant soumis dans l’entendre. La sémiotique énonciative à l’école de l’Épître aux Philippiens 1,1 – 2,11.
Anne Pénicaud retrace ici l’évolution de la recherche sémiotique dans laquelle s’est engagé le CADIR et son évolution vers une « sémiotique énonciative ». Celle-ci ouvre une possibilité nouvelle de dialogue dans le champ de l’exégèse. Recevoir le sens d’un texte en rapport avec sa situation de lecture, et non plus d’écriture, situe la forme même du texte comme un référent tangible, sur la base duquel peut être examinée la question du sens. Cette forme est énonciative : c’est en tant qu’il constitue la mise en forme d’une énonciation qu’un texte peut être pris pour le référent de la lecture.
Cette introduction a par ailleurs été publiée dans les numéros 143 et 144 de la revue Sémiotique et Bible, respectivement de septembre et décembre 2011.

Pour une théorie du signifiant : l’Apocalypse de Jean
1 mai 2010
Cet article constitue la postface de l’ouvrage de Jean DELORME et Isabelle DONEGANI, L’Apocalypse de Jean – Révélation pour le temps de la violence et du désir, Tome 2, Paris, Éditions du Cerf, 2010.
Jean Calloud y montre comment les figures du texte ne sont pas tant là pour produire du sens, mais plutôt pour être parcourues comme des chaines de signifiants, dont l’effet et la finalité est le corps à venir. Le texte oppose ainsi une sémiotique du signifié qui conduirait au sens à une sémiotique du signifiant, qui vient justement sans arrêt perturber le sens pour qu’advienne ce corps.

Démarrer la lecture
1 mars 2009
Dans le présent article, paru dans la revue Sémiotique et Bible n°133, 2009, les auteurs proposent le compte rendu de deux séances de travail d’un groupe de formation à l’animation de groupes de lecture sémiotique. Après avoir relaté le cadre général des séances et les conditions de l’expérience qui sert de fondement à cet article, ils reproduisent une partie des débats des participants. Une analyse sémiotique de ces débats leur permet alors d’énoncer quelques propositions concernant les conditions du démarrage d’une séance de lecture sémiotique en groupe.

Des figures au corps
1 décembre 2000
Dans cet article paru dans le n°100 de Sémiotique et Bible, François MARTIN (CADIR-Lyon) élabore une réflexion sémiotique à partir d'une théorie biblique de la signification : la signification est le parcours qui conduit de la figure à son accomplissement. Ce faisant il aborde principalement les deux questions suivantes : quel est le rapport de la signification et de la perception ? Quel est le référent du discours ? Se refusant à originer la signification dans la perception, il considère que l'une et l’autre sont originairement soumises à l'ordre de la signifiance. Dans la ligne d'une sémiotique du discours et de l'énonciation, différente de celle de la linguistique, il suggère en conséquence que le hors-discours visé par la signification et posé comme référent du discours serait le corps ou plus exactement le sujet de l'énonciation comme corps.
Cet article, qui fit l'objet d'une intervention au Colloque "Linguistique et Sémiotique III" tenu à Limoges les 2-3-4 décembre 1993, a été déjà publié dans : Jacques Fontanille (dir.), Le Devenir, Limoges, PULIM, 1995, p. 137-146.

Approche sémiotique de la bible, de la description structurale des textes à l’acte de lecture
1 mars 2000
Dans cette contribution importante, Louis Panier reprend l’histoire des développements de la sémiotique tels qu’élaborés au CADIR jusqu’en l’an 2000. Il montre qu’à l’épreuve de la lecture des textes bibliques, l’analyse structurale et la sémiotique narrative de Greimas ont été enrichies par une focalisation sur les figures et sur l’énonciation. Or celles-ci ouvrent, non plus à la « construction calme d’un monde du texte », mais à « l’expérience de lecture du lecteur », lorsque « la parole en souffrance dans la lettre du texte, prend chair et corps dans un sujet qui lit ».
Ce texte correspond à une intervention faite en 2000, à un colloque à Dijon.

Le texte à lire
22 septembre 1993
Parmi les nombreux articles traitant de la sémiotique à l’épreuve des textes bibliques, celui-ci occupe une place à part en ce qu’il est très certainement, et non sans raison, l’un des plus cités. En effet, l’auteur prend ici quelques distances avec la sémiotique narrative de Greimas et de l’École de Paris qui est centrée sur l’objet. Il montre toute l’importance des figures, en ce qu’elles voilent plus qu’elles ne dévoilent et, s’enchainant les unes-aux-autres, en appellent au sujet désirant. Les figures « instaurent une rupture irréversible avec ce que nous appelons le sens ». Elles ont un effet de « révélation, à comprendre comme levée des résistances que nous opposons à la vérité plutôt que comme retrait du voile nécessaire ».
Par la suite, Jean Calloud, mais aussi François Martin et les autres chercheurs du CADIR, continueront à creuser ce sillon.