Liste des articles de la catégorie "Sémiotique"

Couverture du livre d'Anne Pénicaud - "La lecture, chemin d'alliance".

La lecture, chemin d’alliance – Des Philippiens d’hier à ceux d’aujourd’hui

26 avril 2020

En 2018 paraissait sous la forme d’un ouvrage édité aux Éditions du Cerf, Paris, collection Lectio Divina, une réécriture de la thèse de doctorat en théologie qu’Anne Pénicaud a soutenue en 2011.
Nous publions ici une recension de cet ouvrage, écrite par Jean-Claude Crivelli.
La quatrième de couverture de l’ouvrage indique par ailleurs : « Considérables gisements de paroles, [les textes bibliques] n’ont jamais cessé d’engendrer leurs lecteurs. Il y a donc lieu de se mettre à l’écoute, et d’inventer de nouveaux chemins comme celui que trace ici Anne Pénicaud. Cet approfondissement d’un passage de l’Épître aux Philippiens, situé au carrefour entre analyse biblique, recherche universitaire et pratique ecclésiale, permet de goûter la saveur d’une lecture qui s’emploie à réactualiser la parole du texte. »

Homme traversant la rue dans une ville américaine.

Entre engagement et désengagement : un sujet en souffrance – Une lecture de Jonas

1 juillet 2018

Dans cet article, Jean-Claude GIROUD analyse le désengagement et l’engagement de Jonas dans le petit livre biblique du même nom. Au travers d'une analyse principalement narrative, complétée par quelques excursions du côté des figures, l’auteur observe la façon dont Jonas est conduit à « expérimenter dans son propre corps […] les enjeux de sa mission », ce qui l’invite à partager la « passion » de celui qui l’appelle. Au cours de ce processus, sont déconstruites à la fois ses représentations de Dieu et les représentations qu’il a de lui-même en tant que prophète.
Cet article provient d'une intervention faite par son auteur en 2018 au séminaire de sémiotique de Lyon 2 (Confluences sémiotiques).

Revue Sémiotique et Bible de l'UCLy

Luc 19, 1-10 – Quand le salut advient pour une maison

28 décembre 2011

Anne-Marie CHAPLEAU propose ici une lecture du récit de Zachée en Luc 19, 1-10. Elle y met en œuvre les éléments théoriques et méthodologiques de la sémiotique énonciative proposée dans la thèse d’Anne Pénicaud. Dans un article précédent (publié dans S&B n° 143 mais pas encore sur ce site), l’analyse avait débuté par un découpage rigoureux du texte sur des critères énonciatifs et par une analyse figurative. Elle se poursuit ici avec une analyse narrative et une analyse énonciative.
L’analyse narrative découvre comment « chercher et sauver le perdu » constitue la visée constante de la venue du Fils de l’homme (« venu pour »). Sa venue est pour un autre, le « perdu » qui en sera éventuellement transformé dans la mesure où, comme Zachée, il y consentira.
L’analyse énonciative met en lumière, au sein d’une structure du salut maintes fois reconfigurée, le rôle primordial de la parole qui révèle les positions de chacun. Placée dans la bouche de Jésus, elle montre le caractère relatif de ces positions, discrimine entre celles qui sont ajustées ou pas et suggère pour ces dernières le chemin de leur évolution. Entendue, elle devient l’opérateur de leur transformation.

Revue Sémiotique et Bible de l'UCLy

Perspectives nouvelles sur la lecture

1 juin 2011

Cet article est en fait l’Introduction de la thèse en théologie d’Anne Pénicaud Advenant soumis dans l’entendre. La sémiotique énonciative à l’école de l’Épître aux Philippiens 1,1 – 2,11.
Anne Pénicaud retrace ici l’évolution de la recherche sémiotique dans laquelle s’est engagé le CADIR et son évolution vers une « sémiotique énonciative ». Celle-ci ouvre une possibilité nouvelle de dialogue dans le champ de l’exégèse. Recevoir le sens d’un texte en rapport avec sa situation de lecture, et non plus d’écriture, situe la forme même du texte comme un référent tangible, sur la base duquel peut être examinée la question du sens. Cette forme est énonciative : c’est en tant qu’il constitue la mise en forme d’une énonciation qu’un texte peut être pris pour le référent de la lecture.
Cette introduction a par ailleurs été publiée dans les numéros 143 et 144 de la revue Sémiotique et Bible, respectivement de septembre et décembre 2011.

Pour une théorie du signifiant : l’Apocalypse de Jean

1 mai 2010

Cet article constitue la postface de l’ouvrage de Jean DELORME et Isabelle DONEGANI, L’Apocalypse de Jean – Révélation pour le temps de la violence et du désir, Tome 2, Paris, Éditions du Cerf, 2010.
Jean Calloud y montre comment les figures du texte ne sont pas tant là pour produire du sens, mais plutôt pour être parcourues comme des chaines de signifiants, dont l’effet et la finalité est le corps à venir. Le texte oppose ainsi une sémiotique du signifié qui conduirait au sens à une sémiotique du signifiant, qui vient justement sans arrêt perturber le sens pour qu’advienne ce corps.

Revue Sémiotique et Bible de l'UCLy

1 Rois 3, 16-28 – L’énonciation au service du jugement de Salomon

1 septembre 2002

L’analyse du Jugement de Salomon que présentent ici les auteures est une invitation à redécouvrir un texte très connu, et peut-être de ce fait mal connu. Il s’agit ici de lire en scrutant dans le détail les différents dispositifs d’acteurs, de temps et d’espaces construits par le texte, et les figures qui les développent. Dans ce texte essentiellement construit comme un échange de paroles, la question de l’énonciation est cruciale. Elle a donc constitué la ligne directrice de l’analyse. Voilà pourquoi les dernières pages de l’article retracent dans ses grandes lignes, dans le but de la rendre plus accessible à tous ceux que cette question intéresse, la théorie de l’énonciation qui constitue le fondement même de la pratique actuelle de la lecture sémiotique de la Bible au CADIR.
Une version proche de cet article est parue la revue Sémiotique et Bible n°107 - septembre 2007.

Luc 17, 11-19 – Les dix lépreux

4 janvier 2001

En utilisant les outils de l’analyse narrative, Anne FORTIN montre comment le récit met en crise l’identification actantielle de Jésus (destinateur ?, destinataire ?, sujet-opérateur ?). Finalement le texte met en scène une transformation qui excède la guérison des lépreux et qui désigne le rôle unique de Jésus comme médiateur entre les humains et Dieu.
Cet article est extrait d’un cours donné par Anne FORTIN en 2000, cours intitulé Le Croire Chrétien (le Christ).

Revue Sémiotique et Bible de l'UCLy

Des figures au corps

1 décembre 2000

Dans cet article paru dans le n°100 de Sémiotique et Bible, François MARTIN (CADIR-Lyon) élabore une réflexion sémiotique à partir d'une théorie biblique de la signification : la signification est le parcours qui conduit de la figure à son accomplissement. Ce faisant il aborde principalement les deux questions suivantes : quel est le rapport de la signification et de la perception ? Quel est le référent du discours ? Se refusant à originer la signification dans la perception, il considère que l'une et l’autre sont originairement soumises à l'ordre de la signifiance. Dans la ligne d'une sémiotique du discours et de l'énonciation, différente de celle de la linguistique, il suggère en conséquence que le hors-discours visé par la signification et posé comme référent du discours serait le corps ou plus exactement le sujet de l'énonciation comme corps.
Cet article, qui fit l'objet d'une intervention au Colloque "Linguistique et Sémiotique III" tenu à Limoges les 2-3-4 décembre 1993, a été déjà publié dans : Jacques Fontanille (dir.), Le Devenir, Limoges, PULIM, 1995, p. 137-146.

Revue Sémiotique et Bible de l'UCLy

Les figures en devenir : à partir des figures dans l’exégèse biblique ancienne

1 décembre 2000

Louis PANIER présente ici en quoi et comment la théorie sémiotique des figures rejoint la lecture biblique pratiquée par les Pères de l'Eglise et comment elle peut éclairer celle-ci. La Bible en effet oblige à se poser des questions d'interprétation qu'une autre littérature ne fait pas toujours aussi nettement apparaître. La clôture du corpus biblique et son articulation en deux Testaments instaurent une position de lecture de l'Ancien telle que ce Premier Testament se trouve constitué comme parcours de figures à lire et à interpréter. L'intimation à une pareille lecture procède d'un événement : le Christ, qui pourtant n'est pas le signifié des figures de l'Ancien mais ne peut être dit lui-même que par les figures, celles-ci advenant dès lors qu'au long d'un parcours elles sont reprises identiques et différentes. Tout ceci engage une méthodologie de la lecture et une théorie des figures que L. Panier élabore en relisant des œuvres d'Origène et d'Augustin.
Cet article fit l'objet d'une intervention au Colloque "Linguistique et Sémiotique III" tenu à Limoges les 2-3-4 décembre 1993. Il a été déjà publié dans : Jacques Fontanille (dir.), Devenir, Pulim, Limoges, 1995, p. l47-157.

Deux enfants lisant

Approche sémiotique de la bible, de la description structurale des textes à l’acte de lecture

1 mars 2000

Dans cette contribution importante, Louis Panier reprend l’histoire des développements de la sémiotique tels qu’élaborés au CADIR jusqu’en l’an 2000. Il montre qu’à l’épreuve de la lecture des textes bibliques, l’analyse structurale et la sémiotique narrative de Greimas ont été enrichies par une focalisation sur les figures et sur l’énonciation. Or celles-ci ouvrent, non plus à la « construction calme d’un monde du texte », mais à « l’expérience de lecture du lecteur », lorsque « la parole en souffrance dans la lettre du texte, prend chair et corps dans un sujet qui lit ».
Ce texte correspond à une intervention faite en 2000, à un colloque à Dijon.