Liste des articles de la catégorie "Enonciation"

« Que vous en semble ? » – Une lecture énonciative de Mt 21,23-32
4 octobre 2026
En Mt 21,23-32, Jésus, aux prises avec les grands-prêtres et les anciens sur l'origine de ce qu'il fait, engage un dialogue qui comprend en particulier une courte parabole, celle d'un homme et de ses deux enfants. Anne-Marie CHAPLEAU relit ici pour nous cette péricope en s'appuyant sur un découpage et une analyse énonciatifs du texte. Elle montre ainsi que l'enjeu est bien de mettre au jour l'énonciation des différents acteurs (d'où ils parlent) et de les inviter, à partir de là, à une transformation. Dans une forme de mise en abîme, la parabole interroge la posture des grands-prêtres ainsi que celle des lecteurs et lectrices que nous sommes.

Luc 14,1-6 : La puissance d’une parole vraie – Trancher pour délier
4 octobre 2026
La lecture de Lc 14,1-6 dont Anne PÉNICAUD rend ici compte, s’appuie sur l’architecture
énonciative du texte. En ce sens cette lecture présente, au-delà d’un intérêt pour la péricope étudiée, un
intérêt méthodologique. De plus, du fait de son ouverture et des questions qu’il pose, cet article peut être
envisagé comme une invitation à poursuivre la lecture du texte évangélique, par exemple avec un groupe.
Il s’agit d’un premier article d’une série d’articles que nous envisageons de publier.

L’irrépressible surprise de l’altérité – Une lecture de Matthieu 24-25
4 octobre 2026
Dans cet article, deuxième d’une série consacrée à la lecture de Mt 24-25 mais pouvant être abordé indépendamment, Olivier Robin s’attache à lire en vis-à-vis les deux scènes qui structurent le texte : d’une part les deux premiers versets (24,1-2), où Jésus sort du Temple accompagné de ses disciples ; d’autre part le reste du passage (24,3-25,46), où Jésus enseigne à ses disciples sur le Mont des Oliviers. Le contraste entre ces deux scènes lui permet de dégager ceci de fondamental : des conditions d’émergence de la Parole de vie.
Dans la seconde partie de l’article, l’auteur fait résonner ces découvertes avec la façon dont les adolescents, qu’il accompagne dans un cadre professionnel, cherchent et risquent une parole qui leur est propre, une parole par et dans laquelle ils adviennent.
Bien sûr, ce qui est pertinent ici pour les adolescents pourrait bien l’être aussi pour les adultes… et pour les lecteurs que nous sommes.

Au service de la lecture biblique : la sémiotique
9 mars 2026
Cet article brosse un panorama assez large de ce qu’est la sémiotique telle qu’elle est pratiquée, entre autres, dans les groupes de lecture au sein des associations Bible & Lecture. Démystifiant le terme, il en explicite les fondements et en expose les principaux outils pour l’analyse des textes. Par là même, il montre que la sémiotique ne peut conduire les lecteurs que jusqu’à un certain point, celui où ils se risquent dans une Parole qui les transforme.

Une destinée qui à la fois se scelle et s’ouvre – Une lecture de Mt 24-25
9 mars 2026
Cet article d’Olivier Robin est un article de recherche appliquée. Observant la façon dont l’énonciation de Mt 24-25 est articulée avec l’ensemble de l’évangile selon Matthieu, l’auteur y repère des structures humaines profondes, là où la Parole fait sortir de la logique infernale de la fatalité. Cette lecture de Mt 24-25 lui permet alors de lire l’expérience que font les adolescents qu’il accompagne lors de séjours d’éducation citoyenne en Belgique. La lecture biblique éclaire ainsi de façon radicale ce qui se vit dans un lieu éducatif et laïc : l’effet de la Parole dans l’humanité.

Mes paroles ne passeront pas – Tome 1 : le Temple de l’Inattendu
9 mars 2026
Ce texte d’Olivier Robin constitue le premier tome d’une série d’ouvrages en cours de rédaction, qui ont pour objet la lecture des chapitres 24 et 25 de l’évangile selon Matthieu. Dans cette lecture, qui s’appuie sur la sémiotique énonciative, l’auteur établit d’importantes passerelles entre le texte biblique d’une part et l’anthropologie ou la théologie d’autre part. “La lecture de textes comme Mt 24-25 permet de dégager des structures humaines profondes qui parlent fort dans l'existence concrète”. Ces passerelles se prolongent en une relecture de son expérience en tant qu’éducateur auprès d’adolescents.

La lecture, chemin d’alliance – Des Philippiens d’hier à ceux d’aujourd’hui
26 avril 2020
En 2018 paraissait sous la forme d’un ouvrage édité aux Éditions du Cerf, Paris, collection Lectio Divina, une réécriture de la thèse de doctorat en théologie qu’Anne Pénicaud a soutenue en 2011.
Nous publions ici une recension de cet ouvrage, écrite par Jean-Claude Crivelli.
La quatrième de couverture de l’ouvrage indique par ailleurs : « Considérables gisements de paroles, [les textes bibliques] n’ont jamais cessé d’engendrer leurs lecteurs. Il y a donc lieu de se mettre à l’écoute, et d’inventer de nouveaux chemins comme celui que trace ici Anne Pénicaud. Cet approfondissement d’un passage de l’Épître aux Philippiens, situé au carrefour entre analyse biblique, recherche universitaire et pratique ecclésiale, permet de goûter la saveur d’une lecture qui s’emploie à réactualiser la parole du texte. »

Luc 19, 1-10 – Quand le salut advient pour une maison
28 décembre 2011
Anne-Marie CHAPLEAU propose ici une lecture du récit de Zachée en Luc 19, 1-10. Elle y met en œuvre les éléments théoriques et méthodologiques de la sémiotique énonciative proposée dans la thèse d’Anne Pénicaud. Dans un article précédent (publié dans S&B n° 143 mais pas encore sur ce site), l’analyse avait débuté par un découpage rigoureux du texte sur des critères énonciatifs et par une analyse figurative. Elle se poursuit ici avec une analyse narrative et une analyse énonciative.
L’analyse narrative découvre comment « chercher et sauver le perdu » constitue la visée constante de la venue du Fils de l’homme (« venu pour »). Sa venue est pour un autre, le « perdu » qui en sera éventuellement transformé dans la mesure où, comme Zachée, il y consentira.
L’analyse énonciative met en lumière, au sein d’une structure du salut maintes fois reconfigurée, le rôle primordial de la parole qui révèle les positions de chacun. Placée dans la bouche de Jésus, elle montre le caractère relatif de ces positions, discrimine entre celles qui sont ajustées ou pas et suggère pour ces dernières le chemin de leur évolution. Entendue, elle devient l’opérateur de leur transformation.

Perspectives nouvelles sur la lecture
1 juin 2011
Cet article est en fait l’Introduction de la thèse en théologie d’Anne Pénicaud Advenant soumis dans l’entendre. La sémiotique énonciative à l’école de l’Épître aux Philippiens 1,1 – 2,11.
Anne Pénicaud retrace ici l’évolution de la recherche sémiotique dans laquelle s’est engagé le CADIR et son évolution vers une « sémiotique énonciative ». Celle-ci ouvre une possibilité nouvelle de dialogue dans le champ de l’exégèse. Recevoir le sens d’un texte en rapport avec sa situation de lecture, et non plus d’écriture, situe la forme même du texte comme un référent tangible, sur la base duquel peut être examinée la question du sens. Cette forme est énonciative : c’est en tant qu’il constitue la mise en forme d’une énonciation qu’un texte peut être pris pour le référent de la lecture.
Cette introduction a par ailleurs été publiée dans les numéros 143 et 144 de la revue Sémiotique et Bible, respectivement de septembre et décembre 2011.

1 Rois 3, 16-28 – L’énonciation au service du jugement de Salomon
1 septembre 2002
L’analyse du Jugement de Salomon que présentent ici les auteures est une invitation à redécouvrir un texte très connu, et peut-être de ce fait mal connu. Il s’agit ici de lire en scrutant dans le détail les différents dispositifs d’acteurs, de temps et d’espaces construits par le texte, et les figures qui les développent. Dans ce texte essentiellement construit comme un échange de paroles, la question de l’énonciation est cruciale. Elle a donc constitué la ligne directrice de l’analyse. Voilà pourquoi les dernières pages de l’article retracent dans ses grandes lignes, dans le but de la rendre plus accessible à tous ceux que cette question intéresse, la théorie de l’énonciation qui constitue le fondement même de la pratique actuelle de la lecture sémiotique de la Bible au CADIR.
Une version proche de cet article est parue la revue Sémiotique et Bible n°107 - septembre 2007.